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Togo/Nécrologie: Au plus fort d’une crise sociaux politique sans précédent, Pitang Tchalla, Président de la HAAC rend l’âme

Les togolais s’en souviendront comme l’un des grands fossoyeur de la liberté de presse et d’expression au Togo. Son dernier grand fait reste à n’en point douter la fermeture de certains medias célèbres au Togo comme LCF ou encore City Fm

PITANG TCHALLA EST DÉCÉDÉ CE MATIN APRÈS UN BREF MALAISE
L’actuel Président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) Pitang Tchalla est décédé ce matin dans un centre de santé de Lomé après un bref malaise.
Faisant du sport pour se requinquer, Pitang Tchalla s’était senti mal. Ses proches l’ont rapidement emmené pour des soins à l’hôpital. Malheureusement les médecins venus à son secours n’ont pas pu le sauver. Il a ainsi donc rendu l’âme.
Ancien Directeur de la TVT télévision publique nationale, Ministre de la Communication sous le dictateur Eyadèma Gnassingbé, il a connu une traversée de désert à l’arrivée de l’usurpateur Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005, non sans jouer un rôle prépondérant dans la captation du trône par ce dernier. 
Réhabilité, il s’est vu parachuter à la tête de la HAAC il y a un peu plus d’un an.
Alors que le pouvoir sera une fois de plus ébranlé dans la rue demain et jeudi, le RPT/UNIR perd un de ses griots et patenté défenseur. 
Rappelons que Pitang Tchalla a succédé à Kokou Tozoun un autre cacique du pouvoir qui avait aussi rendu l’âme après une maladie.
Que son âme trouve grâce auprès du Créateur.
Anani Sossou/Resea

Togo/Crise sociopolitique : La conférence des évêques fait une sortie claire en faveur du peuple

C’est dans une cérémonie solennelle que l’église catholique a livré son message sur la crise sociopolitique au Togo. 

Le  Texte integral du Message des évêques

Et toi, fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. Lorsque tu entendras

une parole de ma bouche, tu les avertiras de ma part. Si je dis au méchant : “Tu vas mourir”,

et que tu ne l’avertis pas, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le

méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang. Au contraire,

si tu avertis le méchant d’abandonner sa conduite, et qu’il ne s’en détourne pas, lui mourra

de son péché, mais toi, tu auras sauvé ta vie ». (Ezéchiel 33,7-9)

Chers fils et filles du Togo,

Interpellée par cette parole de Dieu adressée au prophète Ezéchiel, la Conférence des

Evêques du Togo n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la crise que traverse notre Pays.

Vivement préoccupée par la situation sociopolitique que nous vivons depuis quelques

semaines, elle a jugé opportun d’organiser dans tous les diocèses, une prière de supplication

en faveur de la paix, plus précisément en faveur des réformes institutionnelles et

constitutionnelles. Son objectif est d’implorer la lumière de l’Esprit Saint sur les plus hautes

Autorités de notre Pays afin qu’elles opèrent urgemment les réformes demandées par le

peuple conformément à la Constitution de 1992. La Conférence des Evêques du Togo attache

une importance particulière à ces réformes sans lesquelles il est impossible de ramener la

paix et la cohésion sociale dans notre Pays. Elle est convaincue qu’elles sont indispensables

à notre Les Evêques exhortent, en particulier, l’Armée à adopter une attitude républicaine de

neutralité en évitant toute immixtion dans le débat politique, conformément à notre

Constitution. De même, ils invitent les responsables des Institutions de la République à éviter

d’afficher publiquement leur appartenance politique.

Les Evêques demandent aux leaders politiques de notre Pays d’éviter d’organiser le même

jour des manifestations antagonistes, de peur que ces rassemblements ne débouchent sur des

affrontements aux conséquences imprévisibles. De même, ils invitent les populations à ne

pas céder à la tentation de commettre des actes de violence ou des représailles contre leurs

frères et sœurs d’autres convictions politiques.

Pour tout cela, les Evêques invitent les fidèles à continuer de prier pour notre Pays le Togo

dans leurs paroisses, les CCCB et les diverses associations, afin qu’une paix durable

s’établisse dans les cœurs des concitoyens et que se calment les tensions sociopolitiques qui

secouent notre Pays.

Nous supplions le Seigneur de nous pardonner nos péchés et de nous donner le courage

d’opérer les changements vivement attendus par notre Peuple.

Prière pour la paix au Togo.

Bénédiction finale

Fait à Atakpamé, le 14 septembre 2017

En la fête de la Croix Glorieuse

Ont signé :

S.E. Mgr Benoît ALOWONOU S.E. Mgr Denis AMUZU-DZAKPAH

Evêque de Kpalimé Archevêque de Lomé

Président de la C.E.T. Vice-Président de la C.E.T. Mgr Isaac Jogues GAGLO S.E. Mgr Nicodème BARRIGAH-BENISSAN

Evêque d’Aného Evêque d’Atakpamé

S.E. Mgr Jacques LONGA S.E Mgr Célestin-Marie GAOUA

Evêque de Kara Evêque de Sokodé

S.E. Mgr Dominique GUIGBILE S.E. Mgr Philippe KPODZRO

Evêque de Dapaong Archevêque Emérite de Lomé

S.E. Mgr Jacques N.T. ANYILUNDA S.E. Mgr Ambroise DJOLIBA

Evêque Emérite de Dapaong Evêque Emérite de Sokodé

Source: Radio Maria Togo

Togo/Réforme constitutionnelle :;Bataille juridique au haut niveau entre Pr Kokoroko et Pr Wolou

La sortie du Pr Dodji Kokoroko sur le débat sur la non rétroactivité de la réforme constitutionnelle suscite des réactions. La plus sérieuse est celle de son collègue Komi Wolou, Porte-parole du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) et Coordonnateur adjoint du Collectif « Savons le Togo ». Mais il répond à son collègue Dodji Kokoroko avec sa casquette de professeur de Droit. Il relève la confusion savante semée dans les esprits. Lecture.

 

a

La 

prétendue invocation par l’opposition togolaise de la rétroactivité de la loi constitutionnelle
Dans sa parution du mardi 9 septembre 2014, Forum citant le Professeur KOKOROKO, titrait un de ses articles : « Scientifiquement, la rétroactivité de la loi constitutionnelle brandie par une partie de l’opposition ne tient pas debout, sauf à m’apporter des arguments contraires solides ».
Cet article rapportait les propos de mon collègue et ami le Professeur titulaire KOKOROKO que le journaliste avait approché, suite à « l’incompréhension que notre (le journal) publication a semblé semer dans certains esprits au sein de l’opinion ». Le journaliste conclut son article par « Qui dit mieux ?». Je voudrais apporter des arguments contraires, conformément aux vœux du professeur, tout en laissant le soin au lecteur d’apprécier leur solidité.
Je vais seulement ici relever ce qui à mes yeux constitue des insuffisances, sans engager un réel débat sur le sens, la valeur et la portée des règles puisque tout compte fait, les réformes qui suscitent toutes ces réactions n’ont pas encore été réalisées. Néanmoins je suis entièrement favorable à toute confrontation sur la question, soit sur les médias ou dans un cadre strictement scientifique, par exemple à l’occasion d’un colloque à l’université.
Je rappelle que j’ai souvent pris position sur cette question au nom de l’opposition, même si je ne l’ai jamais fait par un écrit. Ma coloration politique est de nature à faire penser que mes positions ou mes analyses sont plus politiques que scientifiques. C’est pour cette raison que par moments, je vais produire les passages du cours (Introduction à l’étude du droit, cours de premier semestre) que je dispense sur la question depuis plusieurs années, d’abord à l’Université de Lomé où je ne dispense plus ce cours et ensuite Kara où je continue de le faire. Les passages que je citerai pourront être retrouvés intégralement en consultant les cours polycopiés que je mets chaque année à la disposition de mes étudiants. Ils vous le confirmeront. Mon analyse demeure donc strictement scientifique.

J’affirme une fois encore que ceux qui abordent la question de l’application de la limitation des mandats à l’actuel président de la République, en se situant sur le terrain de la rétroactivité, font fausse route. Le principe est ailleurs. Mais une observation préalable. En toute logique, ce n’est pas l’opposition togolaise qui invoque le principe de la non rétroactivité, mais ceux qui voudraient que la réforme envisagée ne soit pas appliquée à l’actuel chef de l’Etat. Le mot rétroactivité n’a été introduit dans le débat que par les partisans du régime. L’opposition togolaise n’a jamais soutenu la rétroactivité de la loi constitutionnelle, mais l’application immédiate de la loi. Ces deux notions ont des sens précis.
Mon collègue affirme sur l’application immédiate que « Au surplus, l’on évoque l’immédiateté de la réforme, mais elle ne saurait être rétroactive car tombant sous le coup de la théorie des droits acquis au nom de la sécurité juridique ».

Cette affirmation appelle des observations. La première, c’est de relever avec évidence que l’affirmation selon laquelle « l’immédiateté ne saurait être rétroactive » ne contribue pas à éclairer le débat. Elle est source de confusion. L’application immédiate n’est pas la rétroactivité.
Ensuite, la théorie des droits acquis évoquée, se situe dans la logique de la théorie classique sur l’application de la loi dans le temps qui a fait l’objet de réelles critiques. Voici un passage du cours :

[« Aux termes de l’article 2 du code civil, « la loi ne dispose que pour l’avenir ; elle n’a point d’effet rétroactif ». Sur la base de ce texte a été élaborée une première théorie dite la théorie classique à laquelle a succédé la théorie du doyen Paul Roubier.

La théorie classique distinguait droits acquis et simple expectative de droit. Ainsi alors que la loi nouvelle ne pouvait s’appliquer aux droits acquis en vertu du principe de la non-rétroactivité, elle pouvait l’être à de simples expectatives de droit qui ne sont pas encore entrées dans le patrimoine.
Critique de la théorie classique : En premier lieu, cette théorie s’applique mal à des droits dépourvus de valeur patrimoniale. A titre d’exemple, lorsqu’une nouvelle loi permet ou élargit les cas de recherche de paternité, doit-on considérer que le père d’un enfant naturel précédemment né a acquis ou non le droit de ne pas reconnaître cet enfant ? Cette notion de droit acquis ne paraît pas suffisante. En second lieu, la théorie classique présente le problème de conflits des lois comme celui d’un droit subjectif menacé par le droit objectif.
La nouvelle construction élaborée par Paul ROUBIER repose sur la notion de situation juridique. Il distingue deux phases dans ses situations juridiques : leur constitution ou leur extinction, et les effets qu’elles produisent. Selon lui, les problèmes de l’application de la loi dans le temps se résolvent par deux principes : la non rétroactivité de la loi de la loi nouvelle, l’application immédiate de la loi nouvelle »].

On le constate, la non rétroactivité est différente de l’application immédiate de la loi.
Quelques mots sur l’application immédiate de la loi. Je reproduis le passage du cours [Effet immédiat de la loi nouvelle

Une trop longue survie de la loi ancienne, combinée avec l’entrée en vigueur de la loi nouvelle pour une même situation juridique risquerait d’aboutir à une confusion inextricable. L’effet immédiat de la loi nouvelle se traduit par deux propositions et connaît une exception.
• La loi nouvelle s’applique immédiatement à la constitution ou à l’extinction de situations juridiques postérieures à son entrée en vigueur.

Elle s’applique également aux situations juridiques en cours de constitution ou d’extinction, mais ce qui avait été acquis sous la loi ancienne demeure…

• La loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets futurs d’une situation juridique née antérieurement à son entrée en vigueur.

• La survie de la loi ancienne s’agissant des contrats en cours.

Par exception, la loi nouvelle ne s’applique pas immédiatement au contrat en cours. Selon la cour de cassation, « les effets d’un contrat sont régis en principe par la loi en vigueur au moment où il est passé ». La solution a été récemment réitérée par la cour. Cette survie de la loi ancienne repose sur la nécessité de respecter les prévisions des parties lors de la conclusion du contrat, prévisions fondées sur la loi ancienne.

Le législateur peut toutefois décider que la loi nouvelle s’applique immédiatement aux effets des contrats en cours.

Le juge peut également décider l’application immédiate de la loi nouvelle aux effets d’un contrat en cours si cette loi est d’ordre public.]
Sur les droits acquis
La notion de droits acquis pose problème lorsque nous sommes en présence d’une situation extrapatrimoniale. En quoi consiste le droit acquis au cas où il y aurait eu limitation de mandats? Un droit acquis à un troisième mandat ? Un droit aux deux mandats passés. Le droit acquis signifie –t-il l’effacement de ce qui est, et corrélativement les deux mandats déjà effectués ? Certainement pas.

Il faut préciser que la notion de droit acquis a pour finalité de ne pas remettre en cause un droit déjà entré dans le patrimoine du sujet de droits, par exemple une indemnité déjà allouée au salarié avant la loi nouvelle.
Mon ami se réfère à la sécurité juridique. La sécurité, c’est la situation de celui ou ce qui est à l’abri d’un risque. Il s’agit ici d’un risque juridique. C’est le « besoin juridique élémentaire et, si l’on ose dire, animal », affirmait Carbonnier. Ce besoin implique « une garantie ou une protection tendant à exclure, du champ juridique, le risque d’incertitude ou de changement brutal, dans l’application du droit », disait M. KDHIR.
Peut-on alléguer la sécurité juridique en faisant abstraction de la finalité de la loi ? Quel serait le risque encouru par le président actuel, si le nombre de mandat venait à être limité à deux ? A supposer qu’il y ait un risque avéré, ce risque pourrait-il justifier que soit repoussée pour 10 ans l’application de la réforme éventuelle qui, elle, vise une meilleure transparence dans l’intérêt général ? Lorsqu’un principe est dissocié de sa finalité et de son contexte, il peut devenir un danger pour tous.
Mon collègue a bien voulu se référer aux décisions du Conseil d’Etat. Je lisais il y a quelques jours sur le site de cette institution, « Chaque décision de justice doit être mise à l’épreuve de l’intérêt général ». Je voudrais paraphraser l’auteur en relevant dans le présent contexte que l’interprétation de la règle de droit doit être mise au service de l’intérêt général. Nous aurons ensemble l’occasion, le moment venu, de présenter chacun sa conception de l’intérêt général dans le contexte de la limitation de mandat.
Selon le même article, le Professeur KOKOROKO a illustré sa démonstration en soulignant que le conseil d’Etat a consacré « la modulation dans le temps des décisions administratives (un classique de la 2e année Droit administratif)».
En quoi consiste la modulation dans le temps des décisions administratives ? J’irai à l’essentiel. En principe, l’annulation d’un acte (par exemple une loi) par une décision de justice produit des effets rétroactifs. Ceci signifie que l’acte est censé n’avoir jamais existé d’un point de vue normatif et donc n’a produit aucun effet. On fait comme si cet acte n’a été qu’un rêve. Or, la mise en œuvre rigoureuse de cette rétroactivité pourrait compromettre la sécurité juridique de ceux à l’égard de qui l’acte a pu produire déjà des effets. Il y aurait alors instabilité dans les relations juridiques. Pour atténuer les effets de la rétroactivité de la décision qui annule un acte, on admet que l’acte annulé puisse conserver certains effets. Il s’agit d’un mécanisme de contournement permettant de « préserver une norme irrégulière de la censure ».
Si l’annulation d’un acte administratif implique en principe que cet acte est réputé n’être jamais intervenu, l’office du juge peut le conduire exceptionnellement, lorsque les conséquences d’une annulation rétroactive seraient manifestement excessives pour les intérêts publics et privés en présence, à moduler dans le temps les effets de l’annulation qu’il prononce (Ass., 11 mai 2004, Association AC ! et autres).
Même en la matière, l’effet immédiat de la censure est admis en ce que la censure sera appliquée à toutes les situations juridiques en cours, c’est-à-dire les situations dont les effets ne sont pas achevés, au moment de la décision de censure. « C’est précisément cet effet immédiat général qui est défendu par KELSEN et qui ne remet pas en cause la sécurité juridique » (Voir Xavier MAGNON, Professeur à l’Université de Toulouse 1 capitole, « La modulation des effets dans le temps des décisions des juges constitutionnels »).
Le rapprochement que fait mon collègue sur l’application immédiate de la loi constitutionnelle nouvelle (que défend l’opposition) et la modulation dans le temps des décisions administratives (technique visant à réduire les inconvénients de la rétroactivité des décisions) d’une part et les conséquences qu’il en tire d’autre part ne me paraissent donc pas évidents.
Je voudrais ajouter que le Conseil constitutionnel en France dans sa décision N° 98-407 DC du 14 janvier 1999 sur « La loi relative au mode d’élection des conseillers régionaux et des conseillers à l’Assemblée de Corse et au fonctionnement des conseils régionaux » reconnaît implicitement mais aussi clairement l’application immédiate de la loi en l’absence de toute précision dans les dispositions finales de la loi.
On peut encore lire dans l’article de Forum ce qui suit : « il va sans dire que juridiquement, la rétroactivité ne pourra s’appliquer à une éventuelle réforme et de surcroît, toute loi reste impersonnelle, sauf à innover en la matière ».
Il y a à mon avis, une confusion persistante qui conduit à se placer sur le terrain de la rétroactivité. Ce que l’on veut régir, la situation dont la constitution est en jeu, c’est le prochain mandat et non les mandats passés. Les mandats passés sont une constante, une situation juridique établie que la loi nouvelle n’a pas pour vocation ni d’ignorer, ni d’effacer. Effectuer un nouveau mandat conduirait donc à dépasser les deux mandats prévus par la loi nouvelle qui serait déjà entrée en vigueur. C’est le sens de l’application immédiate de la loi. Le principe de la non rétroactivité de la loi ne peut se réduire à un effacement fictif du passé. Il n’a pas pour fondement l’oubli.

La loi est impersonnelle rappelle à juste titre le collègue. Je reproduis une fois encore un passage de mon cours sur cet aspect.

[La règle de droit est générale et impersonnelle
Ceci signifie que la règle de droit n’est pas faite pour un cas particulier ; elle concerne chacun et ne désigne personne en particulier. Cette généralité de la loi est traduite par l’article 6 de la Déclaration des Droit de l’Homme et du citoyen à savoir la loi « doit être la même pour tous, soit qu’elle protège soit qu’elle punisse ».

L’article 7 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 reprend le même principe en disposant que « Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi »].

Alors, si la réforme envisagée venait à limiter les mandats à deux, pourquoi voudriez-vous que l’actuel président fasse un troisième mandat ? Pourquoi doit-on lui faire une situation particulière ? La loi deviendrait personnelle si on aménageait une situation particulière à Faure. Nul besoin d’innover en la matière. Il suffit de lire attentivement les textes. Le débat continue.
Professeur Agrégé Komi WOLOU

Porte-parole du PSR

Coordinateur adjoint du CST

Togo/ Les mouvements panafricains de la democratie prennent position pour dégager la plus vielle dictature active d’Afrique?

Ce n’est plus un secret pour personne, le pouvoir de Lomé vassille depuis quelques semaines au rythme des manifestations de l’opposition qui, en quête d’un renouveau démocratique réclame le retour à la constitution de 1992 (adopté par référendum à l’époque par 97% des electeurs togolais) et le vote de la diaspora (qui à prit une grande proportion depuis quelques années et qui investi au Togo plus que le budget de l’État).

Danse de tango gouvernement et parlement, quand l’un avance, l’autre recule et vice versa


Si un véritable jeu de chat et de la sourie s’est depuis installé entre pouvoir et opposition, il faut avoué que la tension monte de plus en plus sur le pouvoir de Lomé. Les contres manifestations, la coupures d’Internet, les répressions violentes ainsi que la danse de tango entre le gouvernement et le parlement sur un avant projet de loi de modification de la constitution y sont pour beaucoup.
Le vent d’un renouveau democratique souffle donc sur le Togo et c’est peut dire puisque la lutte est en passe de devenir une lutte panafricaine. 

Le peuple bénéficie déjà de prestigieuses soutiens

En effet, de prestigieuse soutien viennent déjà de partout pour le peuple qui a démontré sa force les 6&7 septembre 2017. De la chanteuse béninoise Angélique Kidjo à l’écrivain et homme politique congolais Alain Mabanckou et passant par d’anciens chefs d’État comme le ghanéen J.J Rawlings ou le Nigérian Olousegun Obasanjo … Ces personnes qui ont un fort ora dans le monde on clairement appelé à une alternance à la tête du Togo.

Une lutte en passe de devenir panafricaine

C’est désormais les activistes panafricain qui ont clairement prit fait et cause pour le peuple togolais. En effet, dans un communiqué conjoint, plusieurs organisation de la société civile qui ont fait déjà leurs preuve en matière de lutte pour la démocratie sur le continent comme le Balais-Citoyen du Burkina Faso, le Mouvements Y-En-a marre du Sénégal, Filimbi du Congo… Ont appelé le pouvoir de Lomé à accéder aux revendications du peuple, demandent au chef de l’État Faure Gnassingbé de rentrer positivement dans l’histoire en quittant le pouvoir à la fin de son 3e mandat actuel et en appel aux forces armées du pays et à la communauté internationale de prendre fait et cause pour le peuple.


Le prochaine semaine promettent donc d’être mouvementées au Togo puisque déjà le peuple qui a soif de la liberté réclame clairement et simplement le départ de Faure Gnassingbé du pour pouvoir.

Togo/ Économie – Thomas Dodji Nettey KOUMOU nous éclaircit sur la mutation du groupe TOGOTELECOM en TOGOCOM

Bonjour à tous,Après la présentation des profils et de la procédure administrative, passons maintenant au plat de résistance.

Le peuple togolais a appris par le biais du Conseil des Ministres en date du 13 juillet 2017, la transformation du « Groupe TOGOTELECOM » en TOGOCOM. Examinons ensemble ce qui se passe dans ce dossier avec le peu d’information dont nous disposons.

Il vous souvienne que Veille Economique a fait une proposition dans une de ses publications sur le fait qu’en lieu et place d’une fusion de l’Union Togolaise des Banques (UTB) et la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), il faut mettre en place une holding de reprise et quatre filiales. Cette proposition avait été faite parce qu’elle répondait parfaitement aux enjeux macroéconomiques actuels de notre pays, à l’environnement concurrentiel sur le plan national dans le secteur bancaire, à l’anticipation de la dimension sociale, financière, commerciale et stratégique du futur groupe bancaire qu’allait devenir les deux banques. Je suis désolé de dire que nous ne sommes absolument pas dans le même cas de figure pour ce qui concerne TOGOTELECOM et TOGOCELLULAIRE. Ainsi, la création de la Holding Togolaise des Communications Electroniques (TOGOCOM), de la filiale infrastructure (Togo Infracom), de la filiale Service (Togo ServiceCom) et de la filiale (Togo InstallCom) afin d’opérer la restructuration (au lieu de transformation) des sociétés cibles ne répond aucunement aux orientations économiques que doit opérer à l’état actuel des choses, le Togo.

Vous déduisez aisément de ce qui précède, qu’on ne créé pas une holding par plaisir. Nous sommes malheureusement une fois de plus devant le fait accompli. Une série d’interrogations s’impose, entre autres : De quel type de holding nous parle-t-on ? Car, en réalité, il existe deux types de holding qui peuvent donner lieu à de multiples organisations : la “holding création” et la “holding de reprise”.

La première se fait généralement dans le cadre d’une start-up, dont l’anticipation de l’expansion des activités, sur le plan national, régional ou mondial, impose la mise en place d’une holding et ensuite la création des filiales. Dans ce cas, la holding dispose de suffisamment de capitaux pour prendre 51% des actions des filiales. Vous avez l’exemple d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Je vous rappelle ici que dans le cas du dossier TOGOCOM, le communiqué du Conseil de Ministres nous annonce que la holding est dotée d’un capital social de 1 milliards de FCFA (précisons toutefois que nous sommes dans un secteur à forte capitalisation en terme d’investissement et que ces genres d’opération impliquent des transferts d’actifs).

La seconde, se fait lorsqu’on souhaite acquérir des entreprises qui existent déjà dans une organisation qui par la masse de capitaux à gérer, la densité des activités ainsi que leurs diversités, enfin la densité de la ressource humaine, nécessite qu’une holding soit créée pour reprendre 51% des actifs des entreprises cibles. . C’est ce que Veille Economique a proposé pour les banques BTCI et UTB. J’ai lu, relu et « rerelu » le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres relatif à la transformation (je veux dire restructuration) de TOGOTELECOM. J’avoue en toute franchise que je n’arrive pas à savoir si nous sommes en présence d’une holding de reprise ou d’une holding création.

Il faut préciser que dans tous les cas, nous sommes dans une opération de rapprochement de sociétés. Elle entraine parfois une opération de fusion. Dans le cas du dossier TOOTELECOM, de quel type de fusion s’agit-il ? La question, à mon humble avis, mérite d’être posée. Sommes-nous en présence d’une opération de fusion réunion ou de fusion absorption ?

Nous en parlerons dans la prochaine publication. Espérons que d’ici là, il ne commencera pas par pleuvoir.

Puisse la Divine Providence veiller sur nous et marcher à nos cotés

Thomas Dodji Nettey KOUMOU

Veille Economique

Page facebook de Dodji Nettey KOUMOU

Togo/ La participation du premier ministre et de son gouvernement à la marche du RPT/UNIR décriée par Gerry TAAMA 

Gerry Taama, candidat à l’élection présidentielle de 2015, président du parti politique NET donne ici son point de vu sur la participation du PM et de son gouvernement à la marche du RPT/UNIR 

Non, Monsieur le premier ministre, ni vous, ni aucun membre de votre gouvernement ne devrait se trouver à cette marche. C’est celle du parti unir, et vous, Vous êtes le premier ministre de tous les Togolais, tant qu vous êtes à votre poste. Je suppose que vous êtes arrivés au lieu avec votre véhicule de fonction, vos gardes corps et le cortège habituel. C’est le Togo dont on ne veut plus. Non, non et non.

Tous dehors la semaine prochaine pour dire non. On veut un autre Togo. Nous valons mieux que ça. Gerry

Source: page facebook de Gerry Taama

Togo/Méditation : Les 5000f ne vous sauveront pas

Prendre la vie du bon côté… Croire en soi et en ses rêves … Se battre pour tout réaliser alors même que plus personne ne croit en vous … Atteindre les sommets tel que prévu … Mais demeurer au service des autres … Tel est l’accomplissement qui nous attend quand l’avancée devient dure. Crois-y met ta foi en Dieu … Donne lui ta main … Laisse le te guider … Tout ira bien … Agréable nuit à tous … Et bonne semaine de taf … Prudence surtout … Un dernier conseil ne vous laissez pas berner par les 5000f… Vous valez mieux, mille fois mieux que ça …

Togo/Politique – Interview Tv5Monde de Tchikpi Atchadam 

Quelle suite allez-vous donner à votre action ?T. Atchadam : Aujourd’hui, la suite de l’action n’est plus une action du seul PNP. C’est une action qui va être décidée, menée et conduite jusqu’au bout par le peuple togolais. Et vous voyez qu’aujourd’hui l’ensemble de l’opposition se retrouve pour la suite à donner. Oui, l’avenir sera clair sur les actions à mener par l’ensemble de l’opposition.

Je reviens sur cette question ethnique. Avez-vous jamais rencontré un panafricaniste ethniciste ? Cela n’existe pas ! Je vois même des montages dans les journaux. Des montages grossiers, où vous voyez quelqu’un en rouge qui tient une arme, soi-disant arme arrachée par un militant du PNP des mains de la gendarmerie. C’est archi-faux, c’est un montage grossier. Si j’avais le temps je pourrais détailler les défauts de ce montage.

TV5MONDE : Il vous est tout de même reproché d’utiliser votre base à Sokodé et d’agiter les frustrations ethniques. Vous vous inscrivez en faux à ce sujet ?

T. Atchadam : Moi je suis adepte de Cheikh Anta Diop. Le parti s’appelle Parti national panafricain. Avez-vous jamais rencontré un panafricaniste tribaliste ? Et puis il faut réécouter mes discours ! Je les renvoie à mes discours. A chacun de mes discours. Qu’ils les décryptent, mot à mot. A Kara il y a eu du monde. A Lomé il y a eu du monde. Il n’y a pas que les Tems au Togo ! Nous avons manifesté dans cinq villes du pays et dans la diaspora. Est-ce qu’on est en train de me dire que dans les cinq villes du pays le peuplement c’est les Tems ? Et que toute la diaspora est tem ?

TV5MONDE : Pour vous, aujourd’hui, la contestation dépasse la communauté tem ?

T. Atchadam : Cela n’a jamais été une question de la communauté tem ! Nous avons créé un parti panafricain ! Qui va s’intéresser à une ethnie ? Alors que dans le même parti on enseigne aux Togolais que tous les Africains viennent tous du Nil ? Alors nous créons un parti panafricaniste pour traiter des questions ethniques ? Ce serait rétrograde ! Si les Etats-nations n’ont pas fonctionné, ce sont les Etats-ethnies qui vont fonctionner ? TV5MONDE : Est-ce que le reste de l’opposition vous suit dans votre combat ?

T. Atchadam : Aujourd’hui cela n’est plus notre démarche. C’est une démarche commune. On ne peut même pas dire : “Est-ce que les autres suivent ?” Non ! Nous nous sommes dessaisis de l’action, et c’est une action commune à l’opposition aujourd’hui. Ce n’est plus une affaire du PNP. C’est une affaire des Togolais, gérée et pilotée par l’ensemble des partis d’opposition qui sont en train de se battre pour la liberté dans notre pays.

TV5MONDE : Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition, vous a-t-il appelé depuis le début des événements ?

T. Atchadam : L’avenir sera plus clair sur cette question que vous posez. En tout cas, nous sommes ensemble. Il y a une synergie d’ensemble au sein de l’opposition aujourd’hui. C’est ça qui est important.

TV5MONDE : Est-ce que Jean-Pierre Fabre vous a appelé depuis les événements ?

T. Atchadam : Nous échangeons, nous échangeons, nous échangeons… Et l’avenir répondra plus clairement à cette question. De toute façon nous sommes ensemble. Jean-Pierre et moi, nous sommes ensemble en tout cas. Avec les autres aussi de l’opposition, pas que nous deux.

TV5MONDE : Jusqu’où êtes-vous prêts à aller ?

T. Atchadam : Si le peuple est prêt, il n’y a pas d’objetif que nous ne puissions atteindre. Si le peuple est debout et déterminé, il n’y a aucun problème pour arriver à notre résultat, c’est-à-dire la Constitution de 1992, et le droit de vote de la diaspora ! Ou alors, il faudra que ce régime parte s’ils ne sont pas prêts à accepter ces revendications somme toute légitimes.

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